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Libre Promenade dans le Passé

Hammam-Sousse fait partie de cette terre africaine, tendue vers l’Europe, qui témoigne d’un passé glorieux en permanente évolution, terre qui garde sur son sol les inscriptions des ancêtres à travers les civilisations qui s’y sont succédées ; Berbère, Phénicienne, Romaine, Vandale, Byzantine et Musulmane.

Hammam-Sousse, une partie de la Tunisie, terre des civilisations, carrefour terrestre et escale maritime, un atout de la Méditerranée, où se rencontrent l’Occident et l’Orient.

La présence des hommes à Hammam-Sousse comme dans les autres régions du Sahel date de très loin. En effet, le Sahel fût le Berceau de quelques tribus Berbères itinérantes et sédentaires et ce depuis onze siècles avant J-C.

Pendant la période phénicienne, on fonde le centre commercial phénicien Hadrumétum vers le Xème siècle avant J-C et qui influence avec son économie lucrative, au cours de l’époque Carthaginoise – Romaine, les régions voisines.

En effet, des rassemblements d’agriculteurs et de chasseurs se sédentarisent dans les régions de Blida et de Kenta : des tombes renseignent sur les techniques funéraires des anciens qui mettaient des lampes à huile et des cendres des défunts dans « les jarres » qui datent de la période punique.       

Avec la chute de Carthage en l’an 146 avant J-C, commence l’époque Romaine qui s’étend de l’an 146 avant J-C jusqu’à environ l’an 429, au cours de cette période la région de Hammam Sousse  connaît une agriculture lucrative (la Tunisie Grenier de Rome), mais la terre est abandonnée à cause de l’invasion destructrice des vandales (429 – 533) et la propagation de la politique de « la terre brûlée », ce qui  réduit de nouveau la présence humaine derrière les remparts de l’actuelle ville de Sousse.

Sous l’ère Aghlabides, on fonde le noyau de la ville, qui se constitue au départ sur le lieu connu sous le nom d’ « El-Ksar »

une petite cité entourée par un rempart très haut, doté d’une porte unique sur la face orientale, débouchant sur la place du marché : Errahba qui est habitée par la tribu d’El Bouzia.

 

Mais la plus ancienne construction de l’ère Islamique est le Marabout de « Sidi Sahloul », construit avant le noyau de l’actuelle ville.

Les Fatimides, les Zirides, les invasions dévastatrices des Banû Hélal (1051 – 1052), la conquête des Normands  (1148 – 1160), qui occupent la côte de Sousse à Gabès, et les Hafsides (1229 – 1574), 

 passent pour laisser place à la dynastie Husseinite sous le règne de laquelle on trace en 1857 « la première carte du village » Hammam-Sousse, où on compte l’existence de 14 huileries, 4 moulins, un bain maure et 250 domiciles.

 

L’appellation « Hammam-Sousse » a une liaison étroite avec les vestiges d’un « bain maure » d’architecture non identifiée encore, Située au Nord-Est de l’actuelle ville.

Hammam-Sousse est construite à partir d’un ensemble de maisons réparties sur plusieurs cités, dont la porte unique de chaque  « cité » se ferme la nuit. Chaque cité (houma) est habitée par une grande famille : (Houmet les Mhara, Houmet Dar Mani, Charâ Chouahda).

Le 20 Avril 1864, les hommes de la tribu arabe les Mthalith  attaquent le village de Hammam-Sousse à cause des taxes imposées par le pouvoir d’El Bey. Le 30 Mai 1864 Hammam-Sousse participe avec les 51 villages du Sahel à cette révolte anti-fiscale, dirigée par Ali Ben Gdahem contre le pouvoir d’El Bey de Tunis. Elle participe à la rébellion et est vaincue dans la bataille de Kalàa-Kébira par l’armée d’El Bey, guidée par le général Ahmed Zarrouk. Le 7 Octobre 1864,  comme les autres villages du Sahel, Hammam-Sousse paye trop cher cette participation à la rébellion avec l’exécution de son Chef El Gandouz et le pillage d’une grande somme d’argent environ 500 milles « Rials ».

Dés l’établissement du protectorat français, le 12 Mai 1881 Hammam-Sousse participe au mouvement de protestation qui se transforme en attaque contre les forces  d’occupation à partir du 12 Septembre 1881.

 Le 15 Septembre 1881 Hammam-Sousse participe à « la bataille de Kalaâ Kébira » : 180 citoyens contre 1100 soldat français.

 

Lors des événements du Zellej (7 – 8 Novembre 1911) les autorités Françaises emprisonnent :

  • « Abdel Kader Ben Amor Chtioui » (qui a seulement 20 ans)et l’accusent de rébellion et de collaboration dans les événements de « Bab Souika » et du Zellej et le condamnent à 15 ans de travaux forcés.

 

A partir des années vingt les habitants de Hammam-Sousse participent au mouvement national qui revendique l’égalité et la liberté.

Ils  aident l’ancien parti de destour comme le néo-destour après 1934, le mouvement accentué après la deuxième guerre mondiale (1939 – 1945) se maintient jusqu’à « l’indépendance ».

Dès les années cinquante, le village participe à la construction de la future Tunisie: L’association des scouts voit le jour en 1946 ,l’Espoir Sportif de H.Sousse en 1954, la municipalité naît le 9 Janvier 1957, la Jeunesse Théâtrale en 1957, et enfin le 2 Avril 1979 la ville  devient Centre de délégation.

Le 7 novembre 1987 Hammam-Sousse vit comme toute la Tunisie la naissance de l’ère nouvelle avec l’investiture de Monsieur « Zine El Abidine Ben Ali »